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Les e-mails du site : ce qui part, et comment savoir si ça arrive

Le serveur d'envoi, les trois réglages de domaine qui décident du sort de vos messages, les e-mails automatiques et leurs aperçus, les campagnes et leurs abonnés.

Un seul endroit, au lieu de cinq

Un site envoie beaucoup plus de messages qu'on ne le croit : la confirmation de commande, l'expédition, le mot de passe oublié, la réponse à un formulaire, la lettre d'information. Chacun partait de son coin, et il n'existait aucun endroit pour savoir si tout cela arrivait vraiment.

L'espace E-mails rassemble tout : un tableau de bord de ce qui est parti et de ce qui s'est perdu, la liste des messages automatiques avec leur interrupteur, les réglages d'envoi, et les campagnes avec leurs abonnés. C'est ce que lisent désormais tous les modules du site.

L'espace E-mails remplace l'ancien menu Newsletter, qui en est devenu une partie. Si vous cherchez vos abonnés ou vos campagnes, ils sont là.

D'abord : est-ce que ça part ?

Allez dans E-mails › Réglages d'envoi. Le site envoie par un serveur SMTP, celui que votre hébergeur vous fournit : une adresse de serveur, un port, un chiffrement, votre adresse et son mot de passe. Chez Hostinger par exemple : smtp.hostinger.com, port 587, chiffrement TLS.

En dessous des champs, un bouton Envoyer un email de test. Servez-vous-en, et regardez aussi dans les indésirables. C'est le seul geste qui prouve que la chaîne fonctionne.

L'écran vous dit où le réglage vit réellement : dans le fichier de configuration du site, ou ici dans les champs. Si c'est le fichier, les champs de l'écran n'y changent rien, et c'est écrit noir sur blanc.

Posez un SMTP de secours. Si le serveur du site refuse un e-mail (quota épuisé, panne, mot de passe changé), le message repart par cette seconde boîte au lieu d'être perdu. Sans secours, un e-mail refusé est perdu pour de bon, et vous l'apprenez par un client qui n'a jamais reçu sa confirmation.

Les trois réglages qui décident si vos e-mails arrivent

C'est la partie que presque personne ne connaît, et c'est elle qui explique les e-mails qui tombent dans les indésirables. Votre serveur a beau envoyer, les messageries décident de croire ou non que le message vient bien de vous. Elles le décident sur trois réglages posés chez l'hébergeur de votre nom de domaine, dans sa « zone DNS ».

Le tableau de bord des E-mails les lit tout seuls pour votre domaine et vous dit ce qui manque, avec la valeur à ajouter.

Ce que les messageries vérifient

Réglage Ce qu'il dit Ce qu'il se passe s'il manque
SPF Quels serveurs ont le droit d'écrire en votre nom Rien ne prouve que vos e-mails viennent de vous
DKIM Une signature qui prouve que le message n'a pas été modifié Vos e-mails ne sont pas signés ; demandez votre sélecteur à votre hébergeur et notez-le dans les réglages d'envoi
DMARC Ce qu'une messagerie doit faire d'un message suspect Gmail et Yahoo l'exigent pour envoyer en nombre : sans lui, vos campagnes passent mal

N'envoyez pas depuis une adresse Gmail, Orange ou Free. Leurs réglages SPF, DKIM et DMARC sont ceux du fournisseur, pas les vôtres, et leurs règles limitent l'envoi en nombre. Pour des campagnes, prenez une adresse à votre nom de domaine. Le tableau de bord vous le signale si c'est votre cas.

Les e-mails automatiques, et leur interrupteur

E-mails › Automatiques liste tout ce que le site envoie tout seul, y compris ce qui part d'un autre module : une commande, un compte client, un formulaire. Ils sont rangés par sujet, et chacun porte trois choses.

  • Qui le reçoit : le client, vous, ou les super-admins. Vous pouvez ajouter des adresses en copie.
  • Un interrupteur : un e-mail coupé ne part pas. Certains sont marqués « toujours actif » et ne se coupent pas, parce qu'un site qui n'accuse pas réception d'une commande n'est pas un site.
  • Un aperçu : l'e-mail tel qu'il partirait, avec des données d'exemple (la cliente Camille, une commande fictive). Rien n'est envoyé. Vous pouvez le regarder en largeur d'ordinateur ou de téléphone.

L'aperçu est fidèle : c'est le vrai habillage, celui que votre thème donne aux e-mails. Lisez-les une fois, tous : c'est une demi-heure, et c'est la seule façon de découvrir une formule maladroite avant vos clients.

Chaque e-mail est transactionnel ou commercial, et l'écran le dit. Un transactionnel part toujours, même à quelqu'un qui s'est désinscrit de la newsletter : il répond à un acte, une commande, une demande. Un commercial respecte la désinscription. Ce n'est pas un réglage, c'est la loi.

Le tableau de bord : ce qui est parti, ce qui s'est perdu

La page d'accueil de l'espace donne les chiffres du mois : les e-mails envoyés, ceux qui se sont perdus, ceux qu'un secours a rattrapés, et le nombre d'automatiques actifs.

« Perdu » veut dire quelque chose de précis : le serveur d'envoi a refusé l'e-mail, il n'est jamais arrivé. Si c'était une confirmation de commande, prévenez le destinataire. La liste des trente derniers jours est dans les réglages d'envoi, avec la date, le destinataire et l'erreur.

Un bandeau vous signale ce qui s'est perdu depuis votre dernière visite. C'est le genre de panne qui ne se voit pas autrement : le site a l'air de marcher, les commandes rentrent, et personne ne reçoit rien.

Les campagnes, en trois temps

Une campagne se monte en trois étapes, dans cet ordre : le contenu, à qui, puis le test et l'envoi.

  • Le contenu. Vous partez d'un modèle, un arrangement de blocs déjà pensé (en-tête, texte, boutons) que vous remplissez. Les blocs s'ajoutent, se déplacent et se retirent.
  • À qui. Tous les abonnés confirmés, ou seulement ceux d'un sujet, ou seulement vos clients.
  • Test et envoi. Envoyez-vous la campagne à vous-même d'abord. Puis partez, ou programmez une date : elle partira d'elle-même.

Un profil d'envoi décide du logo, des couleurs et de l'expéditeur. Sans profil, la campagne prend ceux du site.

Deux choses utiles, et peu connues. Vous pouvez glisser un code promo unique par abonné : écrivez {code} dans un texte, chaque personne verra le sien. Et vous pouvez poser un lien « Choisir mon mot de passe », qui amène un client dans son compte sans qu'il ait à se souvenir de quoi que ce soit.

Les sujets : laisser l'abonné choisir

Sans sujet, votre newsletter est une seule lettre pour tout le monde, et celui que vos nouveautés n'intéressent pas se désinscrit de tout.

Avec des sujets, chaque campagne en porte un, et l'abonné choisit ce qu'il reçoit depuis le lien « Choisir ce que je reçois » au pied de vos messages. Il se désabonne d'une partie plutôt que de vous quitter.

Un gros envoi ne part pas d'un coup. La campagne entre dans une file et le site l'écoule au rythme du plafond que vous avez fixé, sur plusieurs jours s'il le faut. Vous pouvez aussi désigner un serveur d'envoi à part pour les campagnes, Brevo ou Mailjet par exemple : vos confirmations de commande continuent alors de partir par votre SMTP habituel, et une campagne ne peut plus épuiser le quota qui les porte.

Ce que Sillon fait tout seul

Vos trois réglages de domaine sont relus et affichés sans que vous ayez à les chercher. Les e-mails perdus sont comptés et listés. Le secours reprend ce que le serveur principal refuse. La file s'écoule au rythme prévu, et une campagne programmée part sans vous.

Il reste deux gestes à vous : poser les trois réglages chez votre hébergeur de domaine, et lire vos e-mails automatiques une fois dans l'aperçu. Le reste se surveille en regardant le tableau de bord de temps en temps.