Guide
Ouvrir une boutique Sillon
La boutique compte quinze écrans. Les voici dans l'ordre où ils servent réellement, qui n'est pas celui du menu.
Avant tout : l'argent
C'est le seul écran qu'il faut régler AVANT de saisir quoi que ce soit. Il décide de la devise, du régime fiscal, et surtout de la façon dont vos prix sont interprétés.
Changer « les prix saisis sont TTC » après coup ne recalcule rien. Le réglage dit comment LIRE les nombres déjà en base. Le basculer une fois cent produits saisis change leur prix réel sans que personne ne touche à un produit. Décidez-le maintenant, une fois.
- La devise du site.
- Le régime fiscal : assujetti à la TVA, en franchise (article 293 B), ou hors Union européenne.
- Le taux par défaut, qui est le premier étage d'une cascade site → catégorie → produit : vous ne saisissez un taux sur un produit que si c'est une exception.
- Prix saisis TTC ou HT, et prix affichés TTC ou HT.
En franchise de TVA, il n'y a rien d'autre à faire : le calcul s'éteint et vos factures ne portent aucune mention de taxe.
Les règles de vente
Le second écran à régler avant la première commande, parce qu'il touche à la numérotation, qui ne se rattrape pas.
- Commande avec compte, sans compte, ou au choix du client.
- Le préfixe des numéros de commande.
- La page des conditions de vente, celle que pointe la case à cocher du paiement.
- Le délai avant purge des paniers abandonnés.
Le catalogue
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Les catégories, d'abord
Elles portent bien plus qu'un classement : le taux de TVA, la classe de livraison, et (si vous exportez) le code douanier. Un produit hérite de sa catégorie. Créer les catégories en premier vous évite de répéter ces réglages sur chaque fiche.
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Les attributs, si vos produits se déclinent
Taille, couleur, matière. À déclarer avant les produits pour être proposés à la saisie. Les variations elles-mêmes, avec leur stock et leur prix propres, demandent le satellite Variations.
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Les produits
Brouillon ou publié, image de mise en avant, prix promotionnel barré, stock, et un score de référencement calculé au fil de la saisie. Un produit en brouillon n'est visible de personne.
La livraison
C'est l'écran le plus dense, et le seul qui demande de comprendre un croisement à trois entrées :
- La méthode : comment le colis part. Colissimo, point relais, retrait en boutique.
- La zone : où il va. France, Union européenne, reste du monde, ou vos propres découpages.
- La classe : ce qui part. Un vase et une carte postale ne coûtent pas le même envoi ; la classe se pose sur la catégorie.
Le tarif se lit à l'intersection des trois. Un panier qui mélange deux classes retient, au choix, le tarif le plus élevé ou la somme.
Brancher un transporteur se fait à l'écran, dans Boutique → Réglages d'expédition. Chaque transporteur montre son logo, son état et un bouton qui ouvre sa fenêtre d'identifiants : il déclare lui-même les champs qu'il réclame et dit où les trouver dans son espace client. Vous validez, et soit la pastille dit « connecté », soit le message nomme ce qui manque.
Chaque transporteur annonce aussi ce qu'il accepte de porter. Un colis de plus de 30 kg part en erreur chez Colissimo avant l'étiquette, avec les chiffres : vous l'apprenez en préparant le colis, pas devant un refus.
Le paiement
Sillon ne code jamais le paiement lui-même et ne voit jamais un numéro de carte : il branche des prestataires. Stripe, PayPal, Mollie, PayPlug et Lyra sont fournis ; vous collez vos clés dans l'écran Paiement et vous activez.
Le virement et le chèque existent aussi, avec leurs instructions libres : la commande est créée en attente, et vous la passez réglée à réception.
Après « Confirmer la commande », un client qui paie en ligne part directement chez le prestataire. Virement, chèque ou paiement sur place : il arrive sur la page de commande avec ses instructions.
Si vous acceptez le prélèvement SEPA par Stripe, cochez aussi checkout.session.async_payment_succeeded et checkout.session.async_payment_failed dans Stripe, Développeurs → Webhooks, sur l'adresse de votre site. Sans eux, un prélèvement reçu ne passerait jamais la commande en réglée : Stripe signale la commande terminée avant que l'argent n'arrive, et Sillon attend l'encaissement réel pour la compter payée.
Les e-mails et les statuts
Deux écrans qu'on découvre trop tard, souvent après la première commande ratée.
E-mails : tout ce que le site envoie se règle au même endroit. Les messages automatiques sont rangés par sujet, chacun se relit dans un aperçu fidèle avant d'être envoyé pour de vrai, et les réglages d'envoi disent quel serveur part réellement. Vous y réglez aussi qui reçoit les copies et au nom de qui les messages partent.
Statuts de commande : les étapes de votre propre organisation, et celles qui déclenchent un e-mail au client.
Vérifiez que l'envoi d'e-mails fonctionne AVANT d'ouvrir la boutique. Une commande qui n'accuse pas réception fait revenir le client par téléphone, quand il ne l'annule pas.
Rembourser, le jour où il le faudra
Cela arrive, et mieux vaut savoir où ça se passe avant que ce soit urgent. Le bouton Rembourser est dans la fiche de commande, et il rend vraiment l'argent : pour une commande payée en ligne, Sillon le demande au prestataire et n'enregistre le remboursement que si celui-ci a accepté. En cas de refus, un message dit pourquoi et rien n'est noté.
Quatre façons de faire : tout rembourser, rembourser un montant (le geste commercial), rembourser des articles (le montant se calcule, les frais de port au choix, et seuls ces articles reviennent en stock), ou émettre un avoir sous forme de bon d'achat si vous avez activé les cartes cadeaux. L'avoir comptable est émis dans tous les cas.
Le statut « Remboursée » ne se choisit plus à la main tant qu'il reste de l'argent à rendre : seul ce bouton le pose.
La commande d'essai
Passez une vraie commande, de bout en bout, avant d'ouvrir. C'est le seul contrôle qui vaille : il traverse le panier, le compte, la livraison, la taxe, le paiement, la facture et l'e-mail d'un coup.
Les prestataires de paiement ont tous un mode d'essai avec des numéros de carte prévus pour ça : la chaîne complète se vérifie sans qu'un euro ne bouge.
Regardez ensuite la commande dans l'administration : son numéro, sa taxe, son montant de livraison, et la facture produite.
La tâche planifiée
Une boutique fait tourner des tâches de fond : purger les paniers abandonnés, renouveler les abonnements, envoyer les demandes d'avis. Vous n'avez rien à poser pour chacune : la ligne unique du battement les lance toutes, chacune à son rythme, dès que les modules concernés sont actifs.
*/10 * * * * php /chemin/vers/votre/site/cli.php cronSi vous activez les abonnements, les avis ou les passerelles, chacun apporte la sienne, et sans elle son automatisme ne tourne jamais.
Une fois connecté, une barre discrète apparaît en bas de chaque page du site : le lien vers l'administration, « Modifier ce produit » sur la fiche que vous regardez, le score de référencement de la page, ce qui attend, et l'état du site. Vos visiteurs ne la voient jamais. C'est le chemin le plus court entre « ce prix est faux » et l'écran qui le corrige.
Et après
La boutique grandit par satellites qui s'activent séparément : variations, avis, codes promo, cartes cadeaux, tarifs professionnels, abonnements, produits téléchargeables, vente à l'étranger. Aucun n'est nécessaire pour ouvrir.